Le secret de la confession
Le secret de la confession est l'obligation, pour le prêtre, de ne jamais révéler ce qu'un pénitent, celui qui vient confesser ses péchés, lui a confié. Cette règle porte un nom : le sceau sacramentel. De même qu'un sceau ferme un pli que personne n'ouvrira, le prêtre garde fermé à jamais ce qu'il a entendu.
Un secret sans aucune exception
Le sceau couvre tout ce que le pénitent confie pour recevoir le pardon : ses péchés, leurs circonstances, tout ce qui pourrait le faire reconnaître. Le confesseur ne peut ni le redire, ni l'utiliser, ni même le laisser deviner par un mot ou une attitude. Aucune raison, si grave soit-elle, ne lève cette obligation : ni l'ordre d'un juge, ni le danger d'autrui, ni le besoin de se disculper lui-même. Le secret est entier, sans la moindre brèche.
Reçu au nom de Dieu
D'où vient cette inviolabilité ? Dans la confession, le pénitent ne parle pas à un homme : il parle à Dieu, dont le prêtre n'est que l'instrument. Ce qui est avoué est confié à la miséricorde divine, qui efface et oublie. « C'est moi qui efface tes transgressions, et je ne me souviendrai plus de tes péchés. » Isaïe 43:25 Le prêtre, simple ministre de ce pardon, est lié au même oubli : il a entendu comme l'oreille de Dieu ; ce qu'il a reçu ainsi appartient à Dieu seul. Ce silence garde aussi la confiance sans laquelle nul n'oserait ouvrir son âme.
Une fidélité gardée jusqu'au bout
Trahir ce secret est, pour un prêtre, l'une des fautes les plus graves qu'il puisse commettre. L'Église l'a toujours tenu pour inviolable, et des confesseurs ont préféré la prison ou la mort plutôt que de livrer ce qui leur avait été confié. « Le médisant révèle les secrets, mais l'homme au cœur fidèle tient la chose cachée. » Proverbes 11:13 Le pénitent peut donc tout dire sans crainte : ce qu'il dépose au confessionnal n'en sortira jamais.