Le péché

Le péché est un refus libre de l'amour de Dieu. Il consiste à préférer sa propre volonté à la volonté divine et à transgresser la loi de Dieu, qui exprime cet amour : « Le péché est la transgression de la loi. » 1 Jean 3:4 Par lui, l'homme se détourne de Dieu, qui est sa fin et son bien.

Originel et personnel

Un même mot recouvre deux réalités. Le péché originel est l'état de privation dans lequel tout homme naît, hérité de la faute des origines. Le péché personnel est l'acte que chacun commet par sa propre volonté, une fois venu l'âge de raison. Tous y sont exposés : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » Romains 3:23

Mortel et véniel

Les péchés personnels ne blessent pas tous de la même manière. Le péché mortel rompt l'amitié avec Dieu et fait perdre la grâce sanctifiante ; le péché véniel la blesse sans la détruire. L'Écriture distingue elle-même ces deux poids : « Il y a tel péché qui mène à la mort, et il y a tel péché qui ne mène pas à la mort. » 1 Jean 5:16-17 Trois conditions, réunies ensemble, font le péché mortel. Il faut d'abord une matière grave, un acte qui contredit gravement la loi de Dieu, comme la transgression des grands commandements. Il faut ensuite la pleine conscience de cette gravité, savoir que l'on fait un mal sérieux. Il faut enfin le plein consentement, le vouloir librement, sans y être contraint. Que l'une de ces conditions manque, et le péché n'est plus mortel : une matière légère, une ignorance réelle, une liberté entamée par la peur ou la passion en allègent le poids. Le péché véniel est celui dont la matière est légère, ou dont la conscience ou le consentement restent partiels : il affaiblit la charité et dispose au mal, en laissant intacte l'amitié avec Dieu. La conséquence du péché grave, elle, est la mort de l'âme, qui perd la vie divine : « Le salaire du péché, c'est la mort. » Romains 6:23

Sa racine

Toute faute naît d'un même mouvement : se préférer à Dieu. L'orgueil, qui place le moi au centre, est la racine d'où sortent les autres péchés. Le péché appauvrit l'homme, en le coupant de la source même de sa vie.

Son pardon

Dieu ne cesse d'offrir son pardon à qui revient vers lui. Le Christ a porté le péché du monde pour en délivrer les hommes, et il a confié à son Église le pouvoir de remettre les péchés : « Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. » Jean 20:23 Le péché mortel se pardonne dans le sacrement de pénitence, qui rend la grâce perdue ; le péché véniel s'efface aussi par la contrition, la prière et l'Eucharistie. À celui qui reconnaît sa faute, la miséricorde est toujours promise : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner. » 1 Jean 1:9