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Juin 2026
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Nouvel article : « La Résurrection et la glorification ».
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La Résurrection et la glorification

Le troisième jour, le Christ ressuscite d'entre les morts. Ce qu'il avait annoncé s'accomplit : la mort n'a pu le retenir, et son humanité entre vivante dans la gloire de Dieu. Pendant quarante jours, il se montre aux siens, mange avec eux, se laisse toucher, ouvre leur intelligence aux Écritures et les envoie au monde entier. Puis il est élevé au ciel et s'assied à la droite du Père. Sa vie terrestre s'achève ; sa présence demeure, dans l'Esprit qu'il donne et dans les sacrements de son Église, jusqu'au jour où il reviendra dans la gloire.

Le tombeau vide

Au matin du premier jour de la semaine, des femmes viennent au tombeau avec des aromates pour achever d'embaumer le corps, enseveli en hâte avant le sabbat. Elles trouvent la pierre roulée et le tombeau ouvert. Marie-Madeleine, croyant qu'on a enlevé le corps, court aussitôt avertir Pierre et Jean ; les autres femmes demeurent et entendent un ange leur annoncer : « Il n'est pas ici, car il est ressuscité, comme il l'avait dit. » Matthieu 28:6. Pierre et Jean accourent au tombeau ; Jean arrive le premier et s'arrête, laissant Pierre entrer avant lui. Ils voient les linges posés à terre et le suaire qui couvrait la tête roulé à part. Un corps volé n'aurait pas été dépouillé de ses bandelettes ni laissé en ordre : les linges affaissés, vidés de ce qu'ils enveloppaient, disent assez que nul ne l'a emporté. Jean voit, et il croit.

L'apparition à Marie-Madeleine

Pierre et Jean s'en retournent ; Marie-Madeleine, elle, demeure près du tombeau et pleure au-dehors. C'est à elle que le Ressuscité se montre le premier (Marc 16:9). Elle aperçoit Jésus sans le reconnaître et le prend pour le jardinier. Il l'appelle par son nom : « Marie ! », et aussitôt elle se retourne : « Rabbouni ! », mot araméen qui signifie « Maître ». Elle veut le retenir, mais il lui dit : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père ; va dire à mes frères : je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Jean 20:17. Le verbe grec rendu par « toucher » signifie aussi « s'attacher, retenir », haptomai (ἅπτομαι). Si le Christ monte d'abord vers le Père, c'est pour répandre ensuite sur les siens l'Esprit Saint qui repose sur lui ; il ne les laisse pas orphelins (Jean 14:18), mais leur donne par cet Esprit une présence plus intérieure que celle de ses jours terrestres. Marie ne doit donc pas retenir l'ancienne présence, qui cède à une présence nouvelle. Il dit « mon Père et votre Père », non « notre Père » : il est Fils de Dieu par nature, et c'est en lui que les siens le deviennent par grâce.

L'apparition aux saintes femmes

Tandis qu'elles se hâtent vers les disciples, partagées entre la crainte et la grande joie, Jésus vient lui-même à leur rencontre et les salue. Elles s'approchent, saisissent ses pieds et se prosternent devant lui (Matthieu 28:9). Il calme leur crainte et les envoie dire à ses frères de gagner la Galilée, où ils le verront.

Les disciples d'Emmaüs

Le même jour, deux disciples font route vers le village d'Emmaüs, accablés par la mort de celui en qui ils espéraient. Jésus les rejoint, mais leurs yeux sont retenus de le reconnaître (Luc 24:16). C'est Dieu qui voile ainsi leur regard, à la mesure de leur incrédulité : ils avaient refusé de croire qu'il ressusciterait le troisième jour, et ni le tombeau vide ni le message des anges ne les avaient ébranlés. Il leur reproche leur lenteur à croire les prophètes et leur montre, depuis Moïse et tous les prophètes, que le Messie devait souffrir pour entrer dans sa gloire : « Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Luc 24:26. Parvenus au village, ils le prient de rester. À table, il reprend le geste de la dernière Cène : il prend le pain, le bénit, le rompt et le leur donne. À cet instant leurs yeux s'ouvrent, ils le reconnaissent, et il disparaît à leurs regards : il se laisse reconnaître dans la fraction du pain, puis s'efface, car c'est là qu'il se donnera désormais à recevoir. Ils se rappellent alors combien leur cœur brûlait tandis qu'il leur ouvrait les Écritures. La parole de Dieu accomplit ce qu'elle dit : au commencement, elle a tout tiré du néant, « Dieu dit : que la lumière soit, et la lumière fut. » Genèse 1:3. Dieu étant amour, cette même parole porte son amour jusqu'au cœur de l'homme et l'embrase ; ce feu manifestait la nature divine de celui qui, désormais glorifié, leur parlait.

L'apparition aux Apôtres

Le soir de ce premier jour, les disciples sont réunis, portes verrouillées par crainte. Jésus vient et se tient au milieu d'eux : « La paix soit avec vous. » Jean 20:19. Saisis de frayeur, ils croient voir un esprit ; il leur montre ses mains et son côté, et prend de la nourriture devant eux : preuve qu'il est ressuscité en son corps même. Puis il les envoie comme le Père l'a envoyé, souffle sur eux et leur donne l'Esprit : « Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » Jean 20:22-23. Il confie ainsi aux siens le pouvoir de pardonner les péchés en son nom : l'institution du sacrement par lequel l'Église, jusqu'à la fin, relève les pécheurs.

Thomas l'incrédule

Thomas, l'un des Douze, était absent ce soir-là. Aux autres qui lui disent avoir vu le Seigneur, il refuse de croire sans avoir mis le doigt dans la marque des clous et la main dans son côté. Huit jours plus tard, les disciples sont de nouveau réunis, Thomas avec eux ; les portes closes, Jésus vient, lui offre ses plaies à toucher et l'invite à ne plus être incrédule mais croyant. Thomas tombe dans la confession la plus haute : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jean 20:28. Le ressuscité garde dans son corps glorieux les marques de sa passion, signes de l'amour qui l'a livré. Au-delà des disciples réunis, Jésus regarde vers tous ceux qui croiront sur leur parole : « Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu. » Jean 20:29.

La pêche au lac

De retour en Galilée, Pierre et quelques autres retournent à la pêche et passent la nuit sans rien prendre. Au matin, un homme se tient sur le rivage et leur dit de jeter le filet à droite de la barque ; ils le remplissent d'une multitude de poissons sans que le filet se rompe. Jean reconnaît alors le Seigneur : « C'est le Seigneur ! » Jean 21:7, et Pierre se jette à l'eau pour le rejoindre. Sur la rive, Jésus a préparé un feu de braises avec du pain et du poisson, et partage le repas avec eux. La scène rappelle leur premier appel, lorsque, sur ce même lac, une pêche surabondante les avait faits pêcheurs d'hommes ; le filet chargé qui ne se déchire pas annonce la multitude des peuples que l'Église rassemblera sans rompre son unité.

La primauté de Pierre

Le repas fini, Jésus se tourne vers Pierre. Trois fois il lui demande : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? », et trois fois, à sa réponse, il confie une charge : « Pais mes agneaux », « Sois le berger de mes brebis », « Pais mes brebis. » Jean 21:15-17. S'il l'interroge trois fois, c'est en regard du triple reniement de la passion : autant de fois Pierre avait dit ne pas le connaître, autant de fois il lui fait maintenant professer son amour. Le Christ confie à Pierre la totalité de son troupeau, agneaux et brebis, et l'établit pasteur de toute l'Église. Puis Jésus lui annonce qu'il le suivra jusqu'à la mort, étendant un jour les mains pour être conduit où il ne voudrait pas, et il l'appelle : « Suis-moi. » Jean 21:19.

Le grand mandat

Sur la montagne de Galilée qu'il leur avait fixée, les onze le retrouvent, au milieu d'une grande assemblée de disciples : Paul rapporte que le Ressuscité « a été vu par plus de cinq cents frères à la fois » 1 Corinthiens 15:6. En le voyant, ils se prosternent ; mais quelques-uns doutent (Matthieu 28:17). Jésus s'avance et déclare que tout pouvoir lui a été donné au ciel et sur la terre. C'est le fondement de l'envoi : parce qu'il a reçu toute autorité, il peut confier une mission sans frontières. « Allez, faites des disciples de toutes les nations, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit. » Matthieu 28:19. Durant son ministère, il s'était adressé d'abord à Israël ; le Ressuscité ouvre désormais le salut à tous les peuples. Il dit « au nom », et non « aux noms » : le Père, le Fils et l'Esprit partagent un même nom, étant un seul Dieu. Sa montée vers le Père inaugure une présence nouvelle : par l'Esprit et les sacrements, le Christ accompagnera son Église dans la mission qu'il lui confie : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. » Matthieu 28:20.

L'Ascension du Seigneur

Quarante jours après Pâques, Jésus conduit ses disciples près de Béthanie. Il lève les mains et les bénit, et pendant qu'il les bénit, il se sépare d'eux et s'élève vers le ciel, où une nuée le dérobe à leurs regards. Il s'assied à la droite du Père : son humanité, celle qui est née de Marie et qui fut crucifiée, entre dans la gloire de Dieu. Tandis que les Apôtres fixent le ciel, deux hommes en vêtements blancs leur disent : « Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel, reviendra de la même manière que vous l'avez vu monter. » Actes 1:11. Ils retournent à Jérusalem remplis de joie, dans l'attente de l'Esprit promis. La vie terrestre du Christ trouve ainsi son accomplissement dans le retour auprès du Père, d'où il répand son Esprit sur l'Église et d'où il reviendra, au dernier jour, dans la gloire.