Les reliques
Une relique est ce qui demeure d'un saint, son corps ou ses ossements, ou un objet qui lui a appartenu. L'Église les vénère en mémoire du saint dont elles gardent la trace, et de Dieu qui a fait de lui sa demeure.
Ce que l'Écriture montre
L'Écriture montre Dieu agissant par la matière liée à ses serviteurs. Au contact des ossements du prophète Élisée, un mort revient à la vie : « L'homme alla toucher les os d'Élisée, et il reprit vie et se leva sur ses pieds. » 2 Rois 13:21 De même, par les mains de Paul, « on appliquait sur les malades des linges qui avaient touché son corps, et les maladies les quittaient. » Actes 19:11-12 Dieu se sert ainsi de ce qui a été uni à ses saints pour répandre sa grâce.
Le corps, temple de l'Esprit
Cette vénération tient à ce qu'est le corps d'un saint. Durant sa vie, il a été le temple de l'Esprit : « Votre corps est le temple de l'Esprit Saint qui est en vous. » 1 Corinthiens 6:19 Sanctifié par la grâce, uni au Christ, ce corps est promis à la résurrection. L'Église ne le traite pas comme une dépouille quelconque : elle l'honore comme ce qui a porté un ami de Dieu, et attend sa gloire au dernier jour.
Les trois classes de reliques
L'Église distingue trois classes de reliques. Les reliques de première classe sont le corps du saint ou ses fragments ; lorsqu'il s'agit d'une partie notable, comme la tête ou un membre, on les dit insignes. Les reliques de deuxième classe sont les objets que le saint a portés ou utilisés de son vivant, ses vêtements ou les instruments de son martyre. Les reliques de troisième classe sont les objets, le plus souvent une étoffe, mis en contact avec une relique de première classe ; l'Antiquité chrétienne les appelait brandea. Toutes renvoient à la même personne, le saint qu'elles rappellent.
Honorer le saint, non la matière
Vénérer une relique ne prête aucune puissance magique à la matière. La relique ne guérit ni ne sauve par elle-même : c'est Dieu qui agit, librement, quand il le veut, à travers le souvenir et l'intercession du saint. L'honneur rendu à la relique remonte au saint, et du saint à Dieu, dont il fut l'œuvre. L'Église honore en elle la trace d'une vie donnée à Dieu.