Le retour du Christ
Les Thessaloniciens s’affligeaient pour ceux d’entre eux qui étaient morts avant le retour du Christ, craignant qu’ils n’aient manqué ce grand jour. Paul répond à cette peine par l’espérance de la résurrection.
Une tristesse traversée d’espérance
Le chrétien pleure ses morts, mais non comme celui qui n’attend plus rien au-delà de la tombe. Paul veut que les Thessaloniciens connaissent le sort de leurs défunts, pour que leur deuil garde l’espérance : « pour que vous ne soyez pas dans la tristesse comme les autres, qui n’ont pas d’espérance. » 1 Thessaloniciens 4:13 Ceux qui sont morts dans le Christ ne sont pas perdus ; ils dorment, en attente d’être réveillés.
Le Seigneur descendra
Paul décrit alors le retour du Christ. À son avènement, les morts ressusciteront les premiers, loin d’être devancés par les vivants : « à la voix de l’archange, au son de la trompette de Dieu, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d’abord. » 1 Thessaloniciens 4:16 Puis les vivants les rejoindront, et tous ensemble iront à sa rencontre : « nous serons emportés avec eux sur les nuées, à la rencontre du Seigneur, dans les airs ; et ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur. » 1 Thessaloniciens 4:17 Les défunts ne perdent rien : morts et vivants sont réunis dans la même gloire. « Aller à la rencontre du Seigneur » traduit le grec apantēsis (ἀπάντησις), l’accueil qu’une ville réserve à son souverain : on sort au-devant de lui pour l’escorter en son entrée. Vivants et ressuscités vont ainsi au-devant du Christ qui vient, pour l’accompagner dans sa venue de gloire. Son retour est manifeste et unique, non l’enlèvement secret d’un petit nombre.
Comme un voleur dans la nuit
Le moment de ce retour demeure caché. Paul nomme cette venue « le jour du Seigneur », reprenant l’expression par laquelle les prophètes annonçaient le jour où Dieu vient juger et sauver ; ce jour attendu par Israël, c’est désormais le retour du Christ. Il surviendra à l’improviste, quand on l’attendra le moins : « le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit. » 1 Thessaloniciens 5:2 La juste réponse à cette venue n’est donc pas d’en calculer la date, mais de veiller : enfants de la lumière, les croyants vivent éveillés et sobres, prêts à tout instant à accueillir leur Seigneur.