Nouveautés
Juillet 2026
Nouvel article : « Les vertus cardinales ».
Nouvel article : « La prudence ».
Nouvel article : « La tempérance ».
La Bible du site est désormais la traduction Chérubin, avec des titres de sections dans le lecteur.
Nouvel article : « La rancune et le pardon ».
Nouvel article : « Le jugement du prochain ».
Nouvel article : « Le nouveau Temple et le fleuve de vie » (Ézéchiel).
Nouvel article : « La restauration d’Israël » (Ézéchiel).
Nouvel article : « Les oracles contre les nations » (Ézéchiel).
Nouvel article : « Les actions symboliques et le jugement de Jérusalem ».
Nouvel article : « Ézéchiel, le prophète de l’exil ».
Nouvel article : « La colère et la douceur ».
Nouvel article : « L’amour ».
Nouvel article : « Le désir de sentir l’Esprit ».
Nouvel article : « La nuit noire de l’âme ».
Juin 2026
Nouvel article : « La consolation et la désolation ».
Nouvel article : « Discerner les mouvements du cœur ».
Nouvel article : « La chute de Ninive ».
Nouvel article : « Le Dieu qui juge et qui sauve ».
Nouvel article : « Nahum et l’Empire assyrien ».
Nouvel article : « La justice, le Jour du Seigneur et l’espérance ».
Nouvel article : « Les visions et le culte rejeté ».
Nouvel article : « Le jugement des nations et d’Israël ».
Nouvel article : « Amos, le berger prophète ».
Nouvel article : « La gloire du second Temple ».
Nouvel article : « Les quatre oracles ».
Nouvel article : « Aggée et la reconstruction du Temple ».
Nouvel article : « L’expansion du christianisme ».
Nouvel article : « Tous sous le péché ».
Nouvel article : « L’épître aux Romains ».
Nouvel article : « Le Sinaï et l’alliance ».
Nouvel article : « La délivrance ».
Nouvel article : « La servitude et l’appel ».
Nouvel article : « Les oracles contre les nations ».
Nouvel article : « La tristesse ».
Nouvel article : « La peur ».
Nouvel article : « Le doigt de Dieu ».
Nouvel article : « Le baptême du Christ ».
Nouvel article : « La Résurrection et la glorification ».
Nouvel article : « La Semaine sainte ».
Nouvel article : « La troisième année : l'opposition ».
Nouvel article : « La deuxième année : la popularité ».
Nouvel article : « La première année : l'inauguration ».
Nouvel article : « La préparation au ministère ».
Nouvel article : « Les prologues et la venue du Christ ».
Nouveau : l'outil « Mémoriser ».
Nouvel article : « La présence réelle ».
Nouvel article : « Les quatre chants du Serviteur ».
Nouvel article : « Le trito-Isaïe ».
Nouvel article : « Le deutéro-Isaïe ».
Nouvel article : « Le proto-Isaïe ».
Nouvel article : « La prédestination ».
Nouvel article : « L'Ange du Seigneur ».
Nouvel article : « Les guerres d'extermination dans la Bible ».
Nouvel article : « L'esclavage dans la Bible ».
Nouvel article : « La nature de Dieu ».
Nouvel article : « L'âge des martyrs ».
Nouvel article : « Le séjour des morts ».
Nouvel article : « Le canon et les deutérocanoniques ».
Nouvel article : « Le diacre ».
Nouvel article : « Le prêtre ».
Nouvel article : « Le sola scriptura ».
Nouvel article : « Les anges ».
Nouvel article : « Le sola fide ».
Nouvel article : « Une fois sauvé, toujours sauvé ».
Nouvel article : « Élie à l'Horeb ».
Nouvel article : « Tendre l'autre joue ».
Nouvel article : « Achetez une épée ».
Nouvel article : « Laisse les morts enterrer leurs morts ».
Nouvel article : « Jésus devant Pilate ».
Nouvel article : « Jésus et Nicodème ».
Nouvel article : « L'ignorance invincible ».
Nouvel article : « Le prophète et son temps ».
Nouvel article : « Les huit visions nocturnes ».
Nouvel article : « Josué, le Germe et la couronne ».
Nouvel article : « Le jeûne et la restauration ».
Nouvel article : « Premier oracle : le roi qui vient ».
Nouvel article : « Le livre d'Abdias ».
Nouvel article : « Second oracle : le transpercé ».
Nouvel article : « Le Jour du Seigneur ».
Nouvel article : « Le fléau et le Jour du Seigneur ».
Nouvel article : « La conversion et l’Esprit répandu ».
Nouvel article : « Le jugement des nations et le salut de Sion ».
Nouvel article : « Les trois voies de la vie intérieure ».
Nouvel article : « La liberté et la responsabilité ».
Nouvel article : « La conscience morale ».
Nouvel article : « Le doute et les systèmes moraux ».
Nouvel article : « Faire le mal pour un bien ».
Nouvel article : « L’adoration et la louange ».
Nouvel article : « Pourquoi Dieu demande l’adoration ».
Nouvel article : « La foi et la science ».
Nouvel article : « La théorie de l’évolution ».
Nouvel article : « Les malheurs d’Isaïe ».
Nouvel article : « La Demeure, le sacerdoce et les sacrifices ».
Nouvel article : « Les quarante ans au désert ».
Nouvel article : « Les discours de Moïse ».
Nouvel article : « La mort de Moïse ».
Connexion
ou

La Réforme protestante

Au seizième siècle, l’unité chrétienne de l’Occident, bâtie au long de mille ans, se brisa. D’une querelle sur les indulgences naquit un mouvement, la Réforme, qui sépara de l’Église de Rome une grande part de l’Europe et donna le jour au protestantisme.

Une Église qui appelait la réforme

L’Église de la fin du Moyen Âge portait de vrais et graves désordres. Beaucoup de clercs vivaient dans l’ignorance ou le relâchement, des évêques en princes plus qu’en pasteurs, et la papauté elle-même se laissait prendre à la politique et au luxe. On achetait et vendait des charges d’Église, un abus qu’on nomme la simonie. Surtout, pour financer ses œuvres, on prêchait la vente des indulgences d’une manière trompeuse : l’indulgence est la remise, par l’Église, des peines temporelles dues au péché déjà pardonné, mais on la présentait comme si l’argent pouvait acheter le pardon lui-même ou tirer les âmes du purgatoire. Depuis longtemps, des voix saintes réclamaient une réforme ; elle tardait. Faute de réforme entreprise à temps, la révolte devint possible.

Cet abus prit en 1517 un visage précis. Pour financer la reconstruction de la basilique Saint-Pierre de Rome, le dominicain Johann Tetzel parcourut l’Allemagne en prêchant une indulgence qu’on pouvait, assurait-il, appliquer aux morts ; son boniment liait sans détour la pièce déposée à la délivrance d’une âme.

Luther

Martin Luther, moine augustin et professeur allemand, était tourmenté par la question de son propre salut, cherchant comment un pécheur peut se tenir devant un Dieu juste. Il crut trouver la paix dans la conviction que l’homme est justifié par la foi seule, et non par ses œuvres. En 1517, il afficha quatre-vingt-quinze thèses contre l’abus des indulgences. Sommé de se rétracter, à Rome puis devant l’empereur Charles Quint à la diète de Worms en 1521, il refusa ; et sa protestation, d’abord dirigée contre un abus, s’élargit en une rupture avec toute la structure de l’Église.

Le pape Léon X condamna quarante et une de ses propositions dans la bulle Exsurge Domine, en 1520 ; Luther la brûla en public et fut excommunié l’année suivante.

Les principes de la Réforme

La doctrine de Luther reposait sur quelques principes qui touchaient le cœur de la foi catholique. D’abord la justification par la foi seule : l’homme serait sauvé par la seule foi, ses œuvres n’y ajoutant rien. Ensuite l’Écriture seule : la Bible, et non la Tradition de l’Église ni le pape, serait l’unique autorité en matière de foi. De ces deux principes découlait le rejet de l’autorité du pape, de la plupart des sept sacrements, du purgatoire, de la prière aux saints et à la Vierge, de la vie religieuse. L’Église répondit que ce n’étaient pas là des réformes, mais une rupture avec la foi reçue des apôtres.

L’Europe déchirée

Le mouvement se répandit avec une rapidité surprenante, porté par l’imprimerie récente, par des princes allemands qui saisirent les biens de l’Église et accueillirent une religion affranchie de Rome, et par le sentiment national. Il se divisa aussitôt en branches : les luthériens ; les réformés de Jean Calvin, à Genève, plus radicaux encore ; l’Église d’Angleterre, née quand le roi Henri VIII rompit avec le pape. En une génération, la moitié de l’Europe avait quitté l’Église catholique, et le continent fut déchiré par de longues guerres de religion, que la paix d’Augsbourg en 1555, puis celle de Westphalie en 1648, finirent par arrêter en laissant chaque prince fixer la religion de ses sujets.

Là, la rupture ne partit pas de la doctrine mais de l’autorité : le pape ayant refusé d’annuler le mariage du roi avec Catherine d’Aragon, l’Acte de suprématie de 1534 fit d’Henri VIII le chef de l’Église d’Angleterre, qui garda d’abord l’essentiel du culte catholique et ne glissa que plus tard vers la doctrine réformée.

C’est de ces princes que vient le nom du mouvement : à la diète de Spire, en 1529, ceux qui avaient embrassé la Réforme protestèrent solennellement contre la décision qui leur ôtait la liberté de la suivre, et de cette protestation on les appela protestants.

Une unité brisée

La Réforme était née de désordres réels, qui criaient réforme, et l’Église allait bientôt y répondre. Mais elle prit la voie de la rupture plutôt que celle du redressement intérieur : elle rejeta des points essentiels de la foi et brisa l’unité que le Christ voulait pour son Église. D’une seule Église, l’Occident passa à une multitude de confessions séparées. L’Église catholique tient cette division, comme le schisme avec l’Orient, pour une plaie ; elle reconnaît les fautes qui l’ont provoquée, honore ce qui demeure de foi et de vie chrétiennes chez les protestants, et prie pour l’unité de tous. Sa propre réponse allait venir, avec le concile de Trente.

La veille de sa mort, il avait prié pour eux : « que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi ; qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé » Jean 17:21.