L’unique sacrifice
L’ancienne alliance offrait sans cesse des sacrifices d’animaux, répétés chaque année sans jamais venir à bout du péché. L’épître aux Hébreux montre en la mort du Christ l’unique sacrifice qui accomplit ce que les autres ne pouvaient qu’annoncer.
Une alliance nouvelle
Dieu avait promis par les prophètes une alliance nouvelle, gravée non sur la pierre mais dans les cœurs. En l’annonçant, il déclarait du même coup périmée la première : « En parlant d’alliance nouvelle, Dieu a rendu ancienne la première ; or ce qui vieillit et se fait ancien est près de disparaître. » Hébreux 8:13 L’ancien culte n’était pas mauvais, mais provisoire : une ombre appelée à s’effacer devant la réalité.
Sans effusion de sang
Toute l’ancienne Loi reposait sur un principe : le péché ne s’efface pas sans que le sang d’une vie soit versé. « sans effusion de sang il n’y a pas de pardon. » Hébreux 9:22 Mais le sang des victimes animales ne pouvait, de lui-même, ôter la faute : « il est impossible que le sang des taureaux et des boucs enlève les péchés. » Hébreux 10:4 Ces sacrifices annonçaient un sang capable, lui, de purifier vraiment, celui du Christ, offert une fois pour toutes. Ce sang, la lettre montre comment il est offert. Une fois l’an, au grand pardon, le grand prêtre d’Israël entrait dans le Saint des saints avec le sang des victimes ; le Christ, grand prêtre véritable, est entré une fois pour toutes dans le vrai sanctuaire, le ciel même, non avec un sang étranger mais avec le sien. « il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, obtenant une rédemption éternelle. » Hébreux 9:12 Ce qui se répétait chaque année est accompli d’un seul coup, et pour toujours.
Une offrande unique
Là où les prêtres anciens recommençaient sans fin, le Christ s’est offert lui-même une seule fois, et cette offrande suffit à tout : « par une offrande unique, il a rendu parfaits pour toujours ceux qu’il sanctifie. » Hébreux 10:14 Ce que des siècles de rites n’avaient pu obtenir, un seul acte l’accomplit, parce que la victime est le Fils de Dieu lui-même. Si cette offrande suffit, c’est qu’elle n’est pas un sang subi mais une volonté donnée. Entrant dans le monde, le Christ dit au Père que les victimes ne lui plaisaient pas, mais qu’il vient faire sa volonté dans un corps reçu pour cela : « Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. » Hébreux 10:5 Et c’est cette obéissance qui sanctifie : « c’est par cette volonté que nous sommes sanctifiés, grâce à l’offrande, une fois pour toutes, du corps de Jésus Christ. » Hébreux 10:10 Là où le sang des bêtes ne pouvait rien, le don libre du Fils obtient tout. Aussi le croyant peut-il désormais s’approcher de Dieu sans crainte : « approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi. » Hébreux 10:22