L'âge de raison
L'âge de raison, aussi appelé âge de discrétion, est le moment où l'enfant acquiert l'usage de la raison : la capacité de discerner le bien du mal et d'agir en connaissance de cause. Tant qu'il ne l'a pas atteint, il ne mesure pas la portée de ses actes. L'Écriture connaît ce seuil : elle parle des tout-petits « qui ne connaissent aujourd'hui ni le bien ni le mal » Deutéronome 1:39, et décrit l'enfant grandissant « jusqu'à ce qu'il sache rejeter le mal et choisir le bien » Isaïe 7:15.
Le repère de sept ans
L'Église situe ce seuil vers sept ans. C'est une présomption souple : certains enfants parviennent à l'usage de la raison un peu plus tôt, d'autres un peu plus tard. Ce repère sert de règle commune, à partir de laquelle l'enfant est tenu pour responsable de ses actes.
La connaissance et la liberté font l'acte
Un acte n'engage son auteur que s'il est posé en connaissance et de plein gré : il faut savoir ce que l'on fait et le vouloir pour en répondre. C'est pourquoi l'enfant qui n'a pas encore l'usage de la raison ne commet pas de péché personnel, ne pouvant ni mesurer ni choisir vraiment ce qu'il fait. La responsabilité naît avec le discernement, et elle vaut dans les deux sens : devenu capable de reconnaître le bien, l'homme répond aussi du mal qu'il commet en le sachant : « Celui qui sait faire le bien et ne le fait pas commet un péché. » Jacques 4:17
Un seuil dans la vie chrétienne
À partir de l'âge de raison, l'enfant entre dans une vie morale responsable devant Dieu : désormais capable de faute, mais aussi de mérite, d'actes librement bons qui le font grandir dans la grâce. Il devient capable de recevoir le pardon dans la confession et d'être admis à la communion. Ce seuil distingue aussi les effets du baptême : reçu chez le tout-petit, il efface le seul péché originel ; reçu après l'âge de raison, il efface en outre tous les péchés personnels.